Révolution Industrielle 4.0

Dans le contexte de 100 ème anniversaire de création d’AITPF qui a eu lieu le 19 novembre 2016, notre Association propose à ses membres et à toutes les personnes intéressées, un cycle de conférences consacré à la « Révolution Industrielle 4.0 » que le monde vit actuellement.

Après le passionnant sujet sur les « Start-up’s comme nouveau modèle de développement économique», présenté en septembre, nous avons organisé notre deuxième conférence du cycle, le vendredi 28 octobre 2016 l’Académie polonaise des Sciences à Paris. Elle a été présentée par notre collègue Tomasz Kapłoniak-Heleniak, membre de l’Association AITPF, ingénieur dans le domaine d’automatisation, informatique et systèmes décisionnels. Sa conférence concernait l’apport des systèmes informatiques à l’industrie, et plus particulièrement à l’industrie de production de l’énergie nucléaire, avec l’exemple concret de la centrale de Chinon.

 

En effet, Tomasz travaille actuellement sur le projet de mise en œuvre du système d’information à la centrale nucléaire de Chinon. Notre collègue a présenté les systèmes utilisés pour la simulation (CAP), ceux nécessaires à la conception (CAO), aux contrôles (SCADA) et à la décision de soutien (DSS) .

Les outils purement informatiques (plateformes de développement et langages) sont complétés par des éléments matériels comme des contrôleurs ou des automates, et les expertises demandées sont multiples. La modélisation a pour l’objectif d’apporter de l’aide dans les simulations de fonctionnement réel de la centrale et dans la mise au point des évolutions, faciliter la maintenance des processus et leur pilotage au quotidien.

Afin de réaliser une simulation de l'unité industrielle, plusieurs types de systèmes logiciels peuvent être appliqués, notamment des systèmes en régime continu et des simulateurs dynamiques. La supervision et le contrôle automatisés se sont développés à partir des années 50. Le progrès dans ce domaine est remarquable, avec des possibilités récentes de l'acquisition de données par des boucles sans fil. Le stockage de données au niveau des data-centres et l'architecture des réseaux à déployer afin de satisfaire des contraintes de robustesse, de disponibilité ou de vitesse constituent également un sujet intéressant.

Le pilotage des processus à distance, via le wi-fi, a soulevé pas mal d’interrogation du public, notamment dans le contexte d’intrusions informatiques dont on entend parler souvent, ou avec des gros risques de terrorisme.

Des questions essentielles concernant l’avenir de l’énergie nucléaire et l'évolution de la technologie des centrales dépassaient le cadre de cette intervention et pourraient faire l’objet d’une autre conférence.