Histoire

 LUCJAN SOBKOWIAK A.I.T.P.F.

CONTRIBUTION DE L’INGENIEUR ET TECHNICIEN POLONAIS AU DEVELOPPEMENT DE L’INDUSTRIE FRANCAISE

 Conférence présentée à la Séance Solennelle à l’occasion du « 90 » Anniversaire AITPF

                                               PARIS : 16 Novembre 2007

J’ai l’honneur et le privilège de vous présenter, dans un grand résumé, une rétrospective de la participation et de la contribution de l’Ingénieur et Technicien Polonais  et d’origine polonaise au développement de l’Industrie Française.

 

Nous pouvons constater avec fierté, la richesse apportée à la France, choisie comme seconde patrie ou refuge, dans les domaines de la science et de la technologie.

La France  qui a ouvert ses portes avec bienveillance, pour que cette émigration puisse convenablement organiser ses nouveaux conditions de vie et du travail.

 

Je me rends compte, que ma tâche et la responsabilité pour vous présenter cette contribution durant le 90 ans de l’existence de notre Association en France ne sont pas minces.

Je vais essayer de les réaliser au mieux.

 

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Fig.1 - Le Roi de Pologne et Le Duc de la Lorraine

Tout d’abord, je voudrais retracer un peu l’histoire de l’extraordinaire contribution de génie de la technique polonaise en France depuis ses origines.

 

On peut dire, que le précurseur de cette histoire en France est le Roi polonais Stanislaw Leszczynski (Fig.1). Chassé de son pays, il arrive en France où le Rois Louis XV lui donne en fief le Duché de la Lorraine.

 

Ici,  rapidement le duc de Lorraine Stanislaw Leszczynski se concentre au développement de l’éducation. Il décide de  créer plusieurs écoles spécialisées comme :

Ecole Ponts et Chaussées, Ecole Vétérinaire, Ecole d’Architecture et Dessin, Collège de Médecine, Académie de Musique et autres Ecoles Militaires.

 

Dès l’ouverture de «  l’Ecole Polytechnique » en 1794 sous le Directoire, les étudiants polonais se présentent.

 

Le véritable développement de génie technique polonais en France a lieu avec l’émigration massive des polonais en France dénommée « la grande émigration » après l’échec des insurrections du Novembre 1830 et ensuite du Janvier 1863.

Parmi eux il y avait un important groupe des militaires et des ingénieurs militaires.

 

La caractéristique de cette émigration  et  des suivantes  sont une grande capacité à réussir dans leur nouvelle patrie. Elle témoigne d’abord de la vitalité et de la capacité créatrice.

 

A partir de 1831, la participation des techniciens polonais émigrés au développement technique de la France est impressionnante.

Ils occupent des postes de haute responsabilité, surtout dans les constructions de chemins de fer, routes, ponts et canaux.

223 ingénieurs polonais sont employés par les Ministère de Ponts et Chaussées, dont 34 sont nommés chefs de travaux dans les mines.

 

150 ingénieurs polonais travaillent sur la construction de ligne du chemin de fer Paris – Lyon - Marseille.

 

Ils vivent sous une forte influence du premier « BIG BANG » , la machine à vapeur, principalement destinée à développer le transport ferroviaire. Les inventions dans ce domaine sont multiples. Les ingénieurs et Techniciens Polonais ne restent pas en arrière.

 

L’Ingénieur Karol Chobrzynski, diplômé de l’Ecole Centrale à Paris qui est parmi les constructeurs de la ligne du chemin de fer Paris – Lyon – Marseille inventa « la grille à gradin pour chaudière ». Elle a permis ainsi l’utilisation du charbon dans les locomotives à vapeur au lieu du bois.

 

L’ingénieur Bartwinski perce le tunnel ferroviaire le plus long de France de l’époque (8 km) et le Canal du Nivernais. Il construit des chemins de fer en Espagne , des routes et ponts en France.

 

L’Ingénieur Wiktor Zienkiewicz, diplômé de « L’Ecole des Mines » à Paris, s’est distingué par la construction du Canal Rhin – Marne et des tunnels ferroviaires. Il invente en même temps la machine à fabriquer les briquettes en utilisant la poudre de charbon.

 

L’ingénieur Nalecz – Korzeniowski, diplômé de « L’Ecole des Mines » à Paris est nommé directeur de la mine du cuivre et ensuite « des Aciéries des Landes ».

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Fig.2 - GENERAL BEM

Le Général Bem (Fig.2),  héros du soulèvement de 1830,  3 ans après son arrivée en France  fonda en 1835 la Société Polytechnique Polonaise, qui a pour but: faciliter l’accès des étudiants polonais aux grandes Ecoles de France : « Ecole Polytechnique, Ecole Ponts et Chaussées, Ecole des Mines, Ecoles des Beaux Arts, Ecole d’Artillerie et Génie, et autres.

Frédéric Chopin était un des membres de cette Société.

 

Parallèlement Le  Prince Adam Czartoryski à 1832 créa une Association d’Aide Scientifique. Une autre école est créée : la Société d’Education Nationale en 1841,qui devient l’Ecole des Batignolles. Elle est la

pépinière des techniciens du premier plan, comme l’Ecole Préparatoire Polonaise fondée en 1848, qui se transforme 10 ans plus tard en Ecole Supérieure Polonaise . Elle prépare aux Ponts et Chaussées, aux Mines, Centrale des Arts et Manufactures, à l’Ecole Agronome  de Grignon.

 

 

Les grandes ambitions de cette émigration étaient de créer les conditions favorables à l’éducation à tous les niveaux et surtout de permettre  d’accéder  aux Ecoles Supérieures Techniques de le France.

 

620 Ingénieurs et Techniciens Polonais et d’origine Polonaise sont diplômés de ces Ecoles.

Parmi eux sortirent de nombreux talents, qui à travers le monde porteront haut le renom de la technique française.

 

La deuxième partie de XIX siècle  est principalement consacrée au développement de moyens de transport. A cette époque le développement des chemins de fer est prioritaire et ceci est important pour développer l’industrie métallurgique. La demande des rails de chemins de fer  augmente tout le temps. L’industrie métallurgique n’arrive pas à suivre cette demande.

Le Gouvernement Français envoie un important groupe des Ingénieurs Polonais en Amérique du Sud pour développer le transport ferroviaire, les routes et ponts, les mines.

 

L’Ingénieur Edward Habich crée à Lima au Pérou L’Ecole Supérieure Technique (Escuela de Construcciones Civiles y de Minas del Peru).

 

Wladyslaw Kruger  au Pérou construit les routes transandines dans la haute montagne  à l’altitude de 4500 mètres. Il est l’auteur d’un projet audacieux de construction d’un canal d’irrigation de longueur de 185 km. Il a été Professeur à L’Ecole Supérieure d’Ingénierie et Mines à Lima.

Il a rédigé et édité à Paris en 1873 le premier livre en polonais « Résistance des Matériaux ».   

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Fig.3 - Ernest MALINOWSKI

Ernest Malinowski (Fig.3). Après la chute de l’insurrection de Novembre 1830 il partit pour la France. Il obtint le diplôme avec mention de la prestigieuse Ecole des Ponts et Chaussées. Ingénieur polonais fut engagé dans le Corps des Ponts et Chaussées du gouvernement français.

 

En 1852  il partit pour le Pérou comme expert en construction du chemin de fer. Il devint célèbre suite aux travaux de construction des chemins de fer transandins qu’il entama au Pérou dans la partie la plus élevée au monde, notamment à l’altitude de 4818 m selon son projet jugé d’abord trop révolutionnaire. Sur cette ligne de 222 km  (Fig.4) il est obligé de construireun tunnel de 1200 mètre de longueur et 62 d’autres tunnels de longueur totale de 6 km, 30 ponts et viaducs. Le pont au dessus de Canyon Verrugas est le plus grand du monde de l’époque, avec 77 mètres de haut et 200 mètres de long..

 

Malinowski travailla également en Equateur(Ecuador), et en 1886 il dirigea la construction de ligne ferroviaire de Guayaquil à Quito.  Après son retour au Pérou il prit le poste de professeur et dirigeant de la Chaire de topographie à l’Université de Lima.

 

Ernest Malinowski est considéré au Pérou comme héros national et ses exploits sont commémorés dans un monument situé au col de Ticlio.

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Fig.4 - Chemin de Fer Callao-La Oroya Longueur 222 Km - Hauteur 4818 m

La révolution industrielle est ouverte. Elle demande chaque jour de nouvelles découvertes dans tous les domaines : matières, énergie, procédés de fabrication, technologies, organisations d‘économie, communication, machines, machines–outils et transport.

C’est une période très riche en découvertes et inventions techniques.

 

Les ingénieurs et techniciens polonais avec leurs génie technique, leurs talents sont extrêmement dynamiques. Ils sont présents partout dans l’industrie en France et dans le monde. Ils se distinguent par les découvertes, inventions et constructions.

 

L’Ingénieur Abdank – Abakanowicz, inventa l’intégraphe, la sonnette électromagnétique, le système de bobinage des moteurs électriques. Il a été très apprécié par le monde technique et financier en France. Il a occupé le poste de Directeur Général de « Cie Française Thompson Houston ».

L’Ingénieur Joseph Mekarski a breveté à 1873 le procédé de mélange de la vapeur avec l’air comprimé sou haute pression. Ce procédé avait été appliqué ensuite dans la construction de tramway pneumatique à Paris, Nantes, Vichy et à Bern en Suisse.

 

L’Ingénieur Julian Orchowicz, inventa plusieurs brevets dans la téléphonie dont le microphone à charbon. Il a été le premier chercheur , qui a formulé les bases  théoriques de la télévision.

 

L’Ingénieur Karol Pollak, directeur des tramways de Paris, invente un système d’accumulateurs électriques. Il est également l’inventeur de redresseur du courant alternatif à courant continu.

 

A.Czernik, Directeur Général du chemin de fer de l’Ouest. Il est responsable de la construction de cette ligne ferroviaire.

 

L’Ingénieur E. Koziorowicz , occupe le poste d’ingénieur en chef  dans la construction des routes et ponts en France.

 

A.Bitner – Architecte, participe à la reconstruction de Paris fortement détruit en 1871 par la Prusse.

 

L’Ingénieur agronome J. Dybowski,  participe au développement de l’agriculture nouvelle tropicale.

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Fig 5 - Marie Curie Skłodowska

Marie Curie – Sklodowska (Fig.5). Tout a déjà été dit sur sa vie de recherche et de réussite. Les travaux qu’elle a menés avec Pierre Curie, son époux – comme elle un être d’exception – ont repoussé les limites de la science et ont été justement récompensés par deux prix Nobel :

 

D’abord le Prix Nobel de Physique en 1903, partagé avec son mari et Henri Becquerel ; ensuite, en 1911, le Prix Nobel de Chimie, pour la découverte du radium et du polonium, nommé ainsi en hommage à son

pays natal.

 

Au sacrifice de sa vie, Marie Curie – Sklodowska a donné naissance à l’une des plus grandes aventures scientifiques du monde moderne et apporté une contribution exceptionnelle au progrès de l’humanité. La science de la radioactivité, qu’elle a créée, est la base de multiples applications de grande

importance dans les domaines de la médecine et de l’énergie.

 

La suite c’est la naissance de l’énergie atomique (nucléaire).

 

Le début de XX siècle est marqué par des nombreuses découvertes scientifiques et techniques.

 

La première partie du XX siècle me paraît,  avec juste raison, sinistre, avec ses crises mondiales (guerres), ses démocraties moribondes, ses dictateurs invincibles et mégalomanes

Certains préparaient ouvertement des crimes monstrueux, encore jamais vus, sans que personne ne songe à les stopper avant la catastrophe finale.

 

Mais cette période a eu aussi son épopée pacifique, épopée fabuleuse avec les grands records, les grands raids, les premières lignes intercontinentales.

Les nouveaux héros de ce début de XX–e siècle, horrifiés par la noirceur des temps présents, se sont donnés pour champ d’action des espaces tous neufs : la terre, la mer, et le ciel.

Les contemporains de cette époque ont assisté, tout simplement, à la conquête de nouvelles technologies

 

 

Le XX siècle c’est un « BIG BANG » technologique permanent.

 

Dans l’Industrie française les Ingénieurs et Techniciens polonais et d’origine polonaise sont à l’origine d’un grand nombre d’inventions techniques spectaculaires. Leurs activités ne se sont pas limitées à la France.

 

Dans cet exposé, il est impossible de citer tous ces inventions, brevets et découvertes.

 

Parmi les plus remarquables il y a :

 

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Fig.6 - JOZEF DE LIPKOWSKI

Jozef Lipkowski (Fig.6), fut un brillant élève diplômé de «  l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures «  à Paris. Il fonda notre association et fut son premier Président.       

                       

En réalité il fut un prodigieux inventeur et un brillant chef d’entreprise. Installé à Paris en 1893, il devint aussitôt directeur  des Etablissements Soret  et Leblond dans les Ardennes, entreprise spécialisée dans la production des freins. Cette activité lui donna l’idée d’inventer un modèle de freins pour locomotives beaucoup plus perfectionné.

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Fig.7 - HENRYK DE LIPKOWSKI PRESIDENT DE L'ASSOCIATION (1931 - 1939)
Il signa un contrat pour la production de ces freins avec la « Société Fives » à Lille. Ensuite il créa sa propre entreprise « Société générale des freins Lipkowski ». Cette invention fut également appliquée sur les chemins de fer polonais entre 1920et 1940.

 

Il inventa des roues à ressort pour les voitures à chevaux puis de roues spéciales pour automobiles. Cette roue, entre autre mérite, était munie de pneus increvables.

 

C’est grâce à cette roue que son fils, Ingénieur Henryk Lipkowski (Fig.7), qui fut Président de notre association dans les années 1930 – 1939, gagna en 1909, la course automobile Paris – Nice.

 

J’ajoute que les premiers plans de l’hélicoptère  sont dus également à l’invention de Jozef Lipkowski.

 

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Fig.8 - Stefan Drzewiecki

Stefan Drzewiecki (Fig.8), diplômé de « l’Ecole Centrale » à Paris. Ses brevets en France sont utilisés par la Société Ratmanoff. Il doit sa célébrité à la construction des premiers sous – marins en 1877 (Fig.9a et 9b) et la théorie du vol plané. L’industrie d’aviation lui doit beaucoup pour ses études de vol d’oiseau et a utilisé les résultats de ses observations dans l’analyse des problèmes d’aviation. Il devient un des plus fameux théoricien de  cette jeune science. Il écrivit des livres qui sont des références techniques, comme « Théorie  générale des hélices » et «  Des hélices aériennes », »Le calcul des hélices marines et aériennes », « La question des hélicoptères » etc.

Ces hélices équipaient par exemple les avions Blériot.

 

 

 

Stefan Drzewiecki a crée  les premiers laboratoires d’aérodynamique du monde. Il a également élaboré la théorie des hélices de navires et de la propulsion par hélices. Il est l’auteur d’un nouveau type de turbine hydraulique (à jet latéral).

 

S. Drzewiecki a contribué sans conteste au développement de l’avion à moteurs (Fig.10) et de la construction de l’hélice d’avion. Il est l’auteur de plusieurs brevets.

Il faut savoir qu’en 1904, Drzewiecki étudiait le vol plané, et se spécialisait dans les calculs aérodynamiques.

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Fig.9a - Schéma d'un des premier sous-marin de S. Drzewiecki à propulsion électrique.

 
Fig.9b  - 1er sous-marin de S. Drzewiecki à propulsion manuelle construit en 1877 à Odessa.

 
Fig.10 – „Tandem Canard”, l’avion expérimental de S. Drzewiecki présenté au salon de l’aviation en 1912

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les ingénieurs de cette époque furent souvent appelés à participer au développement de différents domaines.

 

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Fig.11 - Stanislaw Ziembinski
Stanislaw Ziembinski (Fig.11), diplômé entre autre de « l’Ecole Supérieure de l’Aéronautique » à Paris est parmi eux. Il inventa « la relation qui existe entre la poussée de l’hélice propulsive en marche et sa poussée au point fixe. Cette nouvelle théorie sur l’hélice fur accepté par Stefan Drzewiecki. Ils travaillent ensemble au Laboratoire Aérodynamique de l’ingénieur Eiffel. Il détermine la puissance nécessaire au fonctionnement d’une soufflerie aérodynamique.

En fonction de ses occupations, il fait les calcules de la denture conique en spirale type «  Gleason », augmente la puissance des moteurs d’avion, créa un alliage de bronze d’aluminium.

Ziembinski étudia une hypothèse nouvelle concernant la résistance des pièces des machines soumises aux vibrations. Il travaille dans l’industrie d’automobile, chez « Renault, Citroën, Dealannay-Belleville et Minerva » (Fig.12), dans l’industrie aéronautique chez « Moteurs Gnome et Rhone ».

 

Parmi plusieurs brevets qu’il obtient il faut mentionner : l’application d’alcool et l’ammoniac pour le moteur d’automobile et d’avion. Il publie une bonne partie de ses travaux de recherche  dans la presse technique internationale.


Fig.12 - Projet voiture de Sport de Ziembinski

 

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Fig.13 - Inżynier Bolesław 	  Godek

L’Ingénieur Boleslaw Godek (Fig.13), co-organisateur avec Jozef Lipkowski de notre association, fut son Président et le membre d’honneur. Il inventa « aileron » appliqué pour la premier fois par Santos Dumont pendant son célèbre vol à Bagatelle (Paris) en 1907. Ce système d’équilibre latéral d’avion fut ensuite généralement appliqué.

 

L’ingénieur Henryk Babinski, à la demande de Gouvernement Français fut envoyé au Chili, où il découvre les mines du cuivre et de charbon.

 

L’Ingénieur Lech Gorecki après  la 2-ème guerre mondiale créa une petite entreprise de production des colles dès  déchets tanneurs. Cette entreprise se développe et devint une importante Société des colles industriels sous le nom de la« Société Tarbaise d’Industrie Chimique ».

 

Les ingénieurs et techniciens polonais après la 2-ème  guerre mondiale sont de plus en plus intéressés de travailler dans l’industrie aéronautique à cause de son très rapide développement. Parmi eux il y a un « aventurier » de l’industrie aéronautique :

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Fig.14 - JÓZEF SZYDŁOWSKI
« L’aventure dans l’Aéronautique  »

L’Ingénieur Joseph Szydlowski (Fig.14), par ses activités industrielles et découvertes marque le ¾ du XX siècle d’existence de l’industrie aéronautique mondiale.

 

Le jeune ingénieur Szydlowski n’a peut-être pas débuté dans l’aéronautique. Mais tel qu’il était, il ne pouvait rester indifférent à cette aventure, à la fois scientifique, technique, et humaine. D’autant plus qu’il venait d’une nation dont le niveau technique était loin d’être négligeable.

Le premier vol d’un avion de conception nationale eut lieu le 5 novembre 1918. Les Polonais ne perdaient pas de temps. Il affirma «  qu’à la suite de l’accident d’un avion polonais en 1922, il s’était lancé dans l’étude d’un moteur » Diesel ».

Il est constructeur de compresseurs pour moteurs à pistons. Il oriente ses recherches sur les réacteurs de petite puissance. Il eut l’idée d’ouvrir un créneau nouveau à l’aviation. Il déposa son premier brevet en 1920.

 

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Fig.15 - Retour vers la France après l'affaire SIKORSKI, Octobre 1954
J. Szydlowski comprend que l’ère du moteur à piston est révolue et décide alors de consacrer la totalité des moyens de l’entreprise à la réalisation des turbines à gaz (Fig.15, Fig.16).Les nombre de ses brevets est important.

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Fig.16 - Quand une Majesté rencontre une autre 	   Majesté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Fig.18 - Coupe et dessin du compresseur type S 39 H3

De 1925 à 1933, J. Szydlowski en a déposé 63 dans divers pays, dont l’Angleterre, les Etats-Unis, le Japon, l’Allemagne, et la France.

Le nombre de ses brevets indiqué ci-dessus n’est  sûrement pas limitatif (Fig.17, Fig.18).

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Fig.17 - Dessins concernant les brevets Szydlowski de 1925 à 1929

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il fonda sa firme « Turbomeca » en 1938 et a fait de cette Société un des fleurons de l’industrie aéronautique française.

Il a dit cette phrase : « J’ai vu naître l’aviation, j’y ai cru, j’ai voulu y participer (Fig.19).



  

Fig.19 - Turbo Compresseur Szydlowski dans les Hélicoptères ALLOUETTE II et III

 


J’ai eu l’honneur et l’occasion de connaître  l’ingénieur J. Szydlowski au Salon Aéronautique de Bourget  en 1969, et ensuite dans sa Société « Turbomeca », que j’ai prospectée pour mes technologies. Il a regretté qu’à ce moment-la, je ne pouvais pas accepter son offre de travailler avec lui.  

 

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Fig.20 - Jan Pomagalski

Jan Pomagalski (Fig.20) est un ingénieur-mécanicien français d’origine polonaise qui fut un pionnier dans le développement des remontées mécaniques pour les skieurs.

S’inspirant des câbles utilisés pour débarder les billes de bois en montagne, il invente le système du téléski appelé « tire-fesses » à perches (Fig.21). Le premier est installé en 1935 dans la station de l’Alpe d’Huez (Fig.22).

 

Quelques années plus tard il met au point le système d’attaches débreyables sur le câble de traction utilisé notamment dans le système du POMA 2000.

 

Avec le développement du ski et les constantes améliorations des matériels (télésièges, télécabines) la Société « Poma » qu’il a créée est devenue le leader mondial du secteur.

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Fig.22 - Schéma teleski débrayable

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Fig.21 - TIRE-FESSE à Perches POMAGALSKI

La 2-ème guerre mondiale à nouveau fait disparaître la Pologne. En 1945, après l’accord entre les Grands (Yalta), les frontières polonaises sont à nouveau déplacées. Il est évidant que ces drames successifs survenus au XX –e siècle ne feront que favoriser encore plus l’émigration des Polonais vers des territoires plus hospitaliers.

 

Ces émigrés sont souvent des scientifiques, des ingénieurs, ou des spécialistes du bon niveau.

On retrouvera ainsi beaucoup de polonais entre autre en territoire français.

Ils sont venus de l’armée polonaise alliée à l’ Europe de l’Ouest, de camps de concentration, d’internements et de travaux forcés.

 

Ils se sont immédiatement engagés dans la recherche, l’industrie et économie française.

L’industrie française a profité de cette arrivée massive des ingénieurs et techniciens polonais, du bon niveau.

 

Voilà la belle aventure de l’énergie, du courage, du travail et de l’intelligence créatrice qui commence et qui continue jusqu’à nos jours.

 

L’architecture en France est aussi un domaine où les architectes et les ingénieurs de bâtiments sont fortement présents. Ils se distinguent. par leurs projets, idées et brevets.

 

 

 

Stefan Du Chateau (Fig.23)- architecte-ingénieur, très dynamique. Il inventa le système tridimensionnel tubulaire « SPHEROBAT ». C’est un système créateur par excellence, qui donne aux architectes les moyens de créer des structures spatiales de grande portée, aux qualités esthétiques et techniques exceptionnelles.

 

Le système « SPHEROBAT » en aluminium utilise pleinement les qualités de légèreté, de résistance, de durabilité et de finition propres à ce matériau. Il s’articule autour des trois éléments de base (Fig.24).

La Société « Pechinay » développe la production de ces éléments en aluminium (Fig.25, Fig.26).       


Fig.25 - Tour du Crédit Lyonnais à Lyon (1981)

 



Fig.24 - PRINCIPE


     
 

Fig.23 - Stéphane Du Château
Modèle SPHEROBAT

 
 

Fig.26 - Application du système SPHEROBAT LA CIOTAT (France)

 

Dans ce domaine je voudrais rappeler, que d’autres architectes et ingénieurs de bâtiment se sont distingués en France :

 

L’Architecte  Janusz Deryng, réalise plusieurs projets urbanistiques et bâtiments dans

Le Pas de Calais, à Lille.

 

L’Ingénieur Edward Brzeski , créa son propre Bureau d’Etudes spécialisé dans le Béton Armé et dans les constructions métalliques.

 

L’Ingénieur Wlodzimierz Konopka réalise la célèbre piscine de Boulogne Billancourt.

 

L’Architecte Krystyna Du Chateau, épouse de Stefan Du Château, diplômée de « Polytechnique de Varsovie » travaille dans le Bureau architectural Héaum & Persitz à Paris.

Elle fait l’étude et réalise plusieurs bâtiments à Paris. Entre autres la synagogue dans la rue « de la Roquette ».

 

Dans la deuxième partie du XX siècle  et après la deuxième guerre mondiale le développement technologique s’accélère à grande vitesse dans tous les domaines. Le monde technique par sa recherche permanente crée de nouveau produits, matériaux, et procédés.

 

Nous vivons le « BIG BANG » des technoloqies nouvelles.

Ses nouvelles découvertes sont réalisées.

Le transistor, le faisceau d’électrons, le faisceau laser, le microscope électronique, des nouveaux alliages, les matériaux composites, la technologie des couches minces, les matériaux céramiques.

La microélectronique et la nanotechnologie sont la suite de ces découvertes.

 

Les nouveaux moyens bureautiques, qui facilitent l’organisation du travail et la communication se développent aussi rapidement, comme : TELEX, TELEPHONE, FAX, INFORMATIQUE, INTERNET, COMMUNICATION SATELLITAIRE.

Ce qui était impossible à réaliser dans la première partie du XX siècle est possible à faire maintenant. Le progrès technique à grande vitesse change  sans retour le visage du monde contemporain.

 

La génération des ingénieurs et techniciens polonais qui arrivent en France dans la deuxième partie de XX siècle est confrontée à des nouvelles tâches et défis.

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Fig.27

Le Docteur Physicien Jerzy (George) Nomarski (Fig.27), diplômé entre autre de « l’Ecole Supérieure d’Optique » à Paris en 1949. Il créa dès 1950 le Laboratoire de Microscopie. Il a déposé un grand nombre de brevets. Il est l’inventeur de perfectionnements dont certains débordent le cadre du contraste interférentiel (Fig.28, Fig.29).

 

Il est un chercheur hors commun, doué d’une remarquable imagination et d’un talent d’expérimentateur exceptionnel. Connu au niveau international, il a contribué par l’invention du microscope à contraste interférentiel à l’émergence de nouvelles connaissances dans le secteur de la recherche fondamentale et

appliquée.

 

Ce dispositif qui porte aujourd’hui le nom de Georges Nomarski, fait partie de l’équipement de base d’un laboratoire d’analyses et est reconnu comme l’un des meilleurs systèmes optiques d’observation d’objets à faible contraste, permettant d’analyser par exemple les détails fins d’une cellule biologique

avec une excellente visibilité.

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Fig.29
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Fig.28 - Image avec objectif à contraste Nomarski

Il a reçu le prix du Duc d’Aumale décerné par l’Académie des Sciences en 1952, le prix Gaumont de la Société

 

 

d’Encouragement pour l’Industrie Nationale en 1963, le prix de la Société Microscopie de Chicago en 1970, le prix le plus prestigieux de la Société new-yorkaise de Microscopie décerné à la mémoire d’Ernest Abbe en 1973.

En 1995, il a été récompensé pour toute sa carrière scientifique par le médaille d’or de la SPIE (Society of  Photo-optical Instrumentation Engineers) en hommage à l’importance et à l’impact de ses découvertes dans des disciplines très différentes.

 

J’ai eu l’honneur de collaborer avec Docteur Nomarski qui a été  le conseiller de la Société SOPELEM dans le domaine de microscopie, où j’ai travaillé à ce moment. Ma thèse de doctorat, que j’ai entrepris à  sa demande, je l’ai interrompu à cause de la création de ma première Société en France « ADVANTECH ».

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Fig.30a - Inżynier Guy Volcy

L’Ingénieur Guy Volcy (Fig.30a), diplômé de « l’Ecole Polytechnique de Gdansk , Faculté du Génie Maritime ».

Il a depuis son entrée au bureau Veritas en 1958, porté son attention sur l’étude des problèmes relatifs à l’interaction entre la coque et les installations propulsives, les vibrations, les déformations, et les lignages.

Son étude « Avaries des réducteurs à engrenages dues aux influences extérieures » résume la hilosophie et les travaux menés par lui au Bureau Veritas depuis une quinzaine d’années dans le domaine de l’interaction entre la charpente de la coque et les installations propulsives à turbines et réducteurs à engrenages.

 

Il a été récompensé pour toute sa carrière scientifique  par la médaille de Vice Amiral E.L. COCHRAN de la  « SOCIETY OF NAVAL ARCHITECTS AND MARINE ENGINEERS » (SNAME) de New York (Fig.30b), en hommage à l’importance et l’impact de ses découvertes « INTERACTION » dans l’industrie navale. C’est la premier fois, depuis sa création, que ce prix est attribué à un auteur non américain. Il est l’auteur d’environ 150  ouvrages concernant des vibrations des gros bateaux (Fig.31) édités en plusieurs langues.

Il a ainsi contribué très efficacement au développement du prestige du Bureau Veritas dans le monde.

       
   

Fig.31 - Le Batillus à Saint-Nazaire - Capacité : 553 662 tonnes de pétrole

 

Fig.30b - Remise du prix "Vice Amiral E.L. Cochrane" à Monsieur Guy C. VOLCY

 

 

L’Ingénieur Piotr Zaleski, diplômé de «l’Ecole Polytechnique de Varsovie ». Il a fait ses études supérieures supplémentaires à l’Université de Paris et à l’Institut « Radium » chez professeur Irène Joliot-Curie. 

Il a consacré toute sa carrière d’ingénieur en France  aux problèmes nucléaires. Il participe à l’étude et a la réalisation du premier réacteur nucléaire en France. Il continue la recherche et des études dans le domaine du réacteur nucléaire « rapide ». Il occupe des différents postes de grande responsabilité.

Il est consultant et conseiller dans le domaine nucléaire dans plusieurs organisations internationales dans des différents pays.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages traitant des problèmes nucléaires  dans le contexte géopolitique.

A l’Université « Dauphine » à Paris il occupe le poste de Directeur Exécutif au Centre Géopolitique d’Energie et de Matières.

 

Il est nécessaire à rappeler la participation d’autres ingénieurs et techniciens polonais et d’origine polonaise engagés dans les différents domaines de l’industrie française.

Par leurs idées, inventions et découvertes ils ont contribué à son développement. Je vais mentionner quelques uns :

 

Mieczyslaw Wrzecian - ingénieur chimiste. Il obtint son diplôme d’ingénieur en France avant la seconde guerre mondiale. Il a travaillé dans les Laboratoires de Recherches du Groupe Industriel « PECHINAY ». Ses recherches concernent  des traitements de surfaces d’aluminium et ses alliages, de magnésium et de titan.

 

Il est l’auteur de plusieurs livres techniques : « Pratique de l’oxydation anodique et de traitements annexes sur l’aluminium et ses alliages », « Les traitement des surfaces d’Aluminium et de Magnésium et de Titan ».

Il a développé également la galvanoplastie et dans ce domaine il a écrit plusieurs centaines d’articles dans le magazine « GALVANO ».

 

M. Wrzecian,  membre « A.I.T.P.F. » fut présent à toutes les manifestations de FISITA (Fédération Internationale des Sociétés d’Ingénieurs des Techniques de l’Automobile).

Il a rempli plusieurs fois les fonctions du membre du conseil de FISITA.

Ainsi incombait à A.I.T.P.F. le rôle honorable de représenter la Pologne dans le domaine de l’industrie automobile mondiale de 1947 à 1972.

 

L’Ingénieur Tadeusz Sitko (Fig.32), diplômé de » l’Ecole Polytechnique de Lwow » Il travaille au « Service de Ponts et Chaussées du Rhone », où il a une responsabilité  dans la construction du tunnel « La Croix Rousse ».

 

 
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Fig .32 - Ingénieur Tadeusz Sitko

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la Société « Baudin-Châteauneuf » il devint spécialiste de calculs et de la construction des ponts suspendus. Il est projeteur  de plusieurs dizaines des ponts  dans le monde entier (France, Luxembourg, Belgique, Algérie, Madagascar, Equateur et autres). En France il réalisa le pont »Tancarville » en Normandie,le  pont « Aquitaine » à Bordeaux.

 

L’Ingénieur Mieczyslaw Hildebrandt, engagé dans la Société « Thomson CSF » participe au développement de la production des composants en alliages magnétiques destinés à l’industrie électronique. Il est aussi consultant et conseiller des Sociétés de la Corée du Sud.

 

Docteur–Ingénieur Aleksander Dobraczynski, diplômé de »l’Université de Louvain » en Belgique a défendu sa thèse de doctorat concernant des matières plastiques à la « Faculté des Science » à Paris.

Ses recherches au « Centre d’Etudes des Matières Plastiques » sont destinés à développer la technologie de la transformation des matières plastiques. Il est aussi consultant dans ce domaine pour la Société « ORAY ». Il est co-auteur et auteur des livres concernant la «Technologie de Transformation des Matières Plastiques ».

 

Ingénieur Adam Tokarski et Ingénieur Jan Drzewiecki développent les techniques de la climatisation, de ventilation et d’énergie (chauffage industriel).

 

L’Ingénieur Boleslaw Prus  a crée sa propre Société, qui se spécialise dans les études et la réalisation des petites presses destinées pour le moulage par injection des pièces en matière plastique de faibles poids et dimensions.

Il a déposé plusieurs brevets dans ce domaine.

 

L’Ingénieur Jozef Chrzanowski, diplômé de « E.S.A.A.T. « à Paris. Il développe au sein d’un groupement industriel « A.M.M.P. »,dont il est le Directeur Général, la transformation des matières plastiques à la demande des clients.      

 

Une nouvelle vague des ingénieurs et techniciens arrive de Pologne en France.

Certains arrivent déjà avec des expériences acquises dans les diverses industries polonaises, certains tout de suite après la fin de leurs études en Pologne et certains parmi eux compléteront et finiront leurs études supérieures en France.

 

Parmi eux arrivent aussi des scientifiques et des chercheurs expérimentés.

Ils s’engagent immédiatement dans les diverses et importantes Sociétés françaises.

 

Nous les trouvons dans l’industrie de : automobile, électronique et micro-électronique, informatique, aéronautique et aérospatiale, transformation des métaux et des matières plastiques, chimique, nucléaire, mécatronique, optique,  maritime, agroalimentaire, communication et services.

 

Ils retrouvent des nouvelles technologies avancées et disposent en même temps des opportunités de la mise en valeurs de leurs connaissances et ses expériences.

 

Certains parmi eux prennent d’avantage de risques  et après avoir travaillé brièvement dans des Sociétés françaises se sentent suffisamment forts pour créer leurs propres entreprises en France.

Parmi eux :

 

L’ingénieur Leopold Plowiecki, diplômé de « l’Ecole Polytechnique de Varsovie ». Il crée la Société « BALT » en France, laquelle au départ se lance dans l’extrusion des tubes en matières plastiques de faibles diamètres, souvent pour les applications médicales.

Ensuite elle se spécialise dans la fabrication des cathéters (Fig.33) pour angiographie, angioplastie, radiologie et neuroradiologie interventionnelles. Aujourd’hui les cathéters sont couramment utilisés par les hôpitaux dans les interventions chirurgicales. Beaucoup de ces produits sont les résultats des inventions et découverts de L. Plowiecki. Très souvent ils présentent des progrès techniques et sont la garantie de la haute qualité.


Fig.33

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Fig.34 - Lucien SOBKOWIAK
L'aventurier du Faisceau d'électrons

L’Ingénieur Lucjan  Sobkowiak (Fig.34), diplômé (deux fois) de « l’Ecole Polytechnique de Wroclaw ». Il fait les études supérieures  supplémentaires dans le domaine de l’Automation Industrielles à « l’Ecole Polytechnique de Varsovie » et en France à « l’Ecole Nationale Supérieure Aéronautique » de Paris à 1969 dans le domaine d’asservissement électro-hydraulique.

 

Il arrive en France avec des expériences dans l’industrie électronique en Pologne.

Il commence à travailler à la Société «  SIERMECA », sous- traitant aéronautique et aérospatiale au poste du chef de bureau d’études. Il y dépose son premier brevet en France dans le domaine des moteurs

hydrauliques des faibles puissances.

 

Dès 1970 il est engagé par le Groupe Industriel « SOPELEM » à Paris en tant que chef des Méthodes Centrales. Il est responsable de la recherche  technologique, d’analyses des valeurs et engineering des

valeurs dans le domaine : optique, électronique, hydraulique, asservissement électro-hydraulique, et mécanique de précision.

 

En 1974 il décide de créer sa propre entreprise de Technologie Avancée et Engineering Industriel « ADVANTECH ». Cette Société se spécialise dans la technologie du faisceau d’électrons, laser et vide (Fig.35).

L.Sobkowiak travaille pour l’industrie : aéronautique et aérospatiale, électronique, nucléaire, automobile, médicale et mécanique de précision (Fig.36).

 

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Machine de soudage par faisceau d'électrons à 2 canons pour la grande série

 
Machine de soudage par faisceau d'électrons pour les grandes séries (700 pièces /h)

 
Tête d'indexation d'inclinaison du faisceau du laser avec la table X-Y                            
Fig.36
Il dépose à nouveau deux brevets dans le domaine de sécurité globale des voitures, et le dernier pour le procédé de réparation des boîtes à eau des générateurs dans le Centrales Nucléaires.

Il crée d’autres sociétés à l’étranger : « Electronen –Strahl -Technique » en Allemagne, « BEAMTECH » aux Etats-Unis et une joint venture « D & A » au Canada.

 


 Fig.35

 

 


Comme j’ai déjà mentionné dans la deuxième partie du XX siècle les découvertes ont des dimensions, qui dépasse ce siècle et vont créer les bases nouvelles pour le développement technologique du XXI siècle, que nous démarrons.

 

La découverte des nouvelles matières, surtout semi-conducteurs a changer l’image et dimensions de l’industrie électronique. Des nouvelles industries naissent, comme : micro-électronique et nanotechnologie.

La manipulation de la matière à l’échelle du nanomètre (le milliardième de mètre) pourrait révolutionner la médecine, l’électronique ou les processus industriels.

 

Des jeunes ingénieurs et techniciens polonais et d’origine polonaise sont très actifs dans l’industrie française.

 

Le « MICROPROCESSEUR » (Fig.37) est né le 15 Novembre 1971.

Ce microprocesseur 4004 qui, avec une taille de 3.2 mm, est capable d’effectuer jusqu’à

60 000  opérations par seconde. Sa puissance est comparable à celle du célèbre « ENIAC », dont les circuits occupaient un volume d’environ 80 mètres cubes.

Ces microprocesseurs sont à l’origine d’une troisième révolution industrielle, après l’invention de la machine à vapeur par James Watt, au XVIII-e siècle, et la découverte des applications pratiques de l’électricité par Thomas Edison, au XIX-e siècle.

 

En quelques années, dans l’ensemble du monde développé, les microprocesseurs ont bouleversé l’informatique, l’industrie et les télécommunications. Les puces ont envahi notre vie quotidienne. Né au lendemain de la Seconde Guerre mondiale aux Etats-Unis avec l’invention du transistor, des circuits intégrés puis du microprocesseur, ce secteur industriel a connu un formidable développement.

 

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Fig.37 - 15 novembre 1971 - Naissance du microprocesseur
Cette industrie va continuer de croître avec l’arrivée de nouvelles technologies .Les fabricants de puces rivalisent d’imagination pour inventer des produits intégrant plus de fonctions sur des surfaces de silicium plus réduites. Les microprocesseurs qui équipent les micro-ordinateurs sont toujours plus puissants et nombreux. Le mariage des télécommunications, de l’informatique et de l’image est une véritable révolution technologique aujourd’hui.

La Docteur mathématicienne Monika Obrebska,  participe au développement de cette technique et technologie. Elle travaille dans la Société « BULL », et se concentre sur le développement des systèmes Processeur. Elle est co-auteur du brevet : »Processeur à plusieurs unités programmées avec mécanisme d’exécution anticipée des instructions ».  Egalement elle est spécialiste dans les circuits « VLSI », qui sont la base fondamentale de construction des futures ordinateurs.

 

 

L’Ingénieur Janusz Ptak, diplômé de « l’Akademie Gorniczo-Hutnicza » à Cracovie.

Il travaille à la Société « RTC-COMPELEC » dans le groupe « PHILIPS » dans le domaine de la micro-électronique « hybride ». Il participe dans les recherches technologiques pour créer des nouveau progrès dans cet espace. Ses travaux ont permis de réaliser le projet de « carte à mémoire » et du brevet concernant le circuit à « Protection de boucle » pour la téléphonie moderne.

Grâce à ce brevet la Société PHILIPS  a fabriqué environ 15 millions  de ces circuits et a apporté des résultats économiques très favorables aux clients finals (PTT en France).

 

Le Docteur Physicien Jan Suski, diplômé de « l’Université de Nicolas Copernic » à Torun. Avec les expériences obtenues à l’Institut de Recherches Nucléaires à Swierk , banlieue de Varsovie  il participe au développement dans l’industrie française de la micro-électronique. C’est sa spécialité. Dans la Société Schlumberger , ingénieur en chef il s’intéresse au développement  de la nanotechnologie.

Selon ses études  il réalise un capteur de pression totalement numérique et de sensibilité élevée des mesures.

 

L’Industrie métallurgique et la science des métaux également dans la deuxième partie du

XX-e  siècle a fait de progrès techniques considérables en profitant de progrès dans l’industrie électronique, automation, informatique et aussi  des progrès dans les procédés.

 

L’Ingénieur Andrzej Farnik, dipômé de « l’Ecole Polytechnique de Silésie» à Gliwice est devenu spécialiste dans les technologies de laminage des produits plats (tôles) à chaud (Fig.38).

La régulation et le contrôle des procédés, les modèles mathématiques, la gestion de production des produits métallurgiques ce sont ses objectifs qu’il développe en France , Pologne, Europe et dans le monde entier.

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LAMINOIRE SENDZIMIR 			         LAMINOIRE « Z – MILL » 
Fig.38

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Fig.39 - Andrzej Niznik créateur ROBOBAT
Editeur de logiciels intégrés pour le bâtiment, le génie civil et l’industrie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Docteur-ingénieur Anna Szmyd-Zymla, diplômée de « l’Ecole Polytechnique de Silésie » à Gliwice, en France se consacre aux travaux  scientifique et didactique à « l’Ecole Centrale » à Paris et aussi à « l’Ecole Supérieure de Fonderie ». Elle participe au développement de la céramique réfractaire.

 

 

L’Ingénieur André Niznik (Fig.39), diplômé de « l’Ecole INSA » à Toulouse a crée la Société « Robobat » dans les années 80.

 

Il développe de logiciels de calcul des structures et de dessin pour le bâtiment, le génie civil et l’industrie (Fig.40).

 

La Société « Robobat » offre les solutions informatiques dans les domaines de la modélisation, des calculs globaux de structure, des calculs détaillés et technologiques, de dessins et des devis.

 

Zone de Texte:  Pont de Millau


En 1989 il crée sa filiale polonaise à Cracovie.

 

 

 

 

 

 

 

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Fig.40 - Réalisations selon Logiciel ROBOBAT

Les autres ingénieurs et techniciens polonais et d’origine polonaise participent avec leurs inventions au développement des différents secteurs de l’industrie française, comme :

 

L’Ingénieur Marek Bedynski, dans l’industrie d’automobiles chez « Renault ». Il participe dans la recherche concernant «  l’utilisation du prototypage virtuel pour la mise au point sur banc d’essais d’endurance des manœuvres de virage et de freinage ».

 

L’Ingénieur Henryk Zmarzlowski, spécialiste dans l’environnement et systèmes sanitaires.

 

L’Architecte Roman Szatanik utilise entièrement les logiciels type « Robobat » dans ses projets architecturaux.

 

Jerzy Lipowicz, technicien mécanicien consacre toute sa vie professionnelle à la Société « CITROËN ».

 

Je pense, que pendant les 90 ans d’existence de notre association A.I.T.P.F. les milliers où peut être des dizaines des milliers des ingénieurs et technicien polonais  ont fortement contribué par leurs découvertes, par leurs talents et l’intelligence au développement de l’industrie française.Ils ont apporté une richesse intellectuelle et scientifique importante.

 

La France est au tout premier rang des puissances technologiques.

Elle le doit certes, à ses capacités inventives propres , qui ont été entre autre enrichies par la créativité polonaise. Je suis convaincu, que l’industrie française éprouve de la considération et de l’estime pour cette contribution.

 

Pour souligner cette contribution A.I.T.P.F. devrait trouver les moyens de collaboration étroite avec toutes les Associations des Ingénieurs de France.

 

Je pense également, que par cette contribution dans l’industrie française, l’ingénieur et technicien polonais participe d’une certaine façon au développement de l’industrie polonaise.

 

Je souhaite enfin, que les ingénieurs et techniciens polonais en France regardent avec satisfaction leurs réussites dans l’industrie et économie française et mondiale.

 

 


   Lucjan Sobkowiak "100 Lat STOWARZYSZENIA INŻYNIERȮW I TECHNIKȮW POLSKICH WE FRANCJI" (PL)

   Lucjan Sobkowiak "Wkład Inżyniera i Technika Polskiego w Rozwój Przemysłu Francuskiego" (PL)

   Lucjan Sobkowiak "Contribution d’Ingénieur et Technicien Polonais au développement de l’industrie Française" (FR)